Retour sur quelques expos durant le mois d’avril

L’émergence d’une nouvelle école lyonnaise à la Galerie Twenty Two : Décidément il se passe beaucoup de choses chez Twenty Two. Deux jeunes peintres aux talents incontestables sont réunis, Etienne Cail et Yohann Merienne. « La mort du roi » de Yohann Merienne est une oeuvre qu’il faut absolument voir ou encore si encore disponible, s’offrir. Un homme-lion est mis à mort par un gladiateur casqué, il y a autant de puissance, d’expressivité et de dramaturgie que dans la mise à mort du centaure Eurythion par Héraclès à Florence, c’est simplement superbe ! L’artiste modélise l’oeuvre en 3D et grâce à son logiciel trouve la bonne lumière, avant de mettre le tout à plat sur une toile à l’huile. Comme a déjà dit Robert Delaunay « La lumière est la seule réalité. »

Etienne Cail partage cet accrochage et possède une identité forte, des personnages, véritable figure de l’histoire japonaise du 20em siècle insérés dans des reprises de tableau issue du romantisme ou de grands classiques français. Impressionnant et incontournable !  22, rue Auguste Comte 69002 Lyon

Sven Marquardt à l’Institut Geothe : L’artiste était présent au vernissage. Après une formation en photographie et comme assistant-cadreur à la DEFA, il a assisté de 1985 à 1986 Rudolf Schäfer, une icône de la scène de la photo en RDA. Après la chute du Mur, Marquardt s’est plongé dans la nouvelle scène émergente des boîtes de nuit. En tant que videur du Berghain, le célèbre club berlinois, Sven Marquardt est devenu le visage mythique de cette scène de la nuit. 18 Rue François Dauphin, 69002 Lyon

SvenMarquardt
Sven Marquardt

Thomas Bayrle à l’IAC :  Cette rétrospective d’envergure de l’artiste allemand Thomas Bayrle qui expose plus de deux cents œuvres, est une belle démonstration de ce qu’est un artiste multidisciplinaire. 11 rue Docteur Dolard 69100 Villeurbanne

Utopies partagées de Georges Rousse au Plateau : Un travail de photographie axé sur la perspective et la profondeur, qui devient une forme de land art.Il investit des lieux abandonnés pour les transformer en espaces picturaux et y construire une oeuvre éphémère, unique, que seule la photographie restitue, établissant une relation inédite entre la peinture, l’espace et la photographie. Le temps est présent, celui qui passe, ainsi que la trace laissé par notre folle course en avant.

Survivances de Christine Vadrot à la Galerie des pentes :  Jeux de bouches ou jeux de mains, sur fond rouge dans un ensemble (6,9 et plus) c’est intéressant, individuellement un peu moins. Une véritable caverne d’ali baba dans l’espace shop. 35, rue René Leynaud 69001 Lyon

Wesley Meuris à BF15 : Vernissage en présence de Thierry Raspail directeur du MAC-Lyon, sinon rien d’autre à signaler… 11 quai de la Pêcherie 69001 Lyon