Biennale de Venise 2015

Venise, c’est un peu comme s’enfiler toute une boite de chocolat à la liqueur. -Truman Capote

La 56e Biennale se tient du 9 mai au 22 novembre 2015. Avec le thème “all the world’s futures” (tous les futurs du monde), son directeur artistique est Okwui Enwezor et son président Paolo Baratta. Le lion d’or du meilleur pavillon a été décerné à la République d’Arménie pour son œuvre commémorative du 100e anniversaire du génocide arménien. Le lion d’or est allé à l’Américaine Adrian Piper, le lion d’argent au Coréen Im Heung-Soon, et le lion d’or d’honneur au Ghanéen El Anatsui.

Voici en quelques mots ce qui a retenu notre attention, dans le pavillon central au Giardini le film projeté en triptyque Vertigo Sea de John Akomfrah, reprenant des éléments de code du romantisme allemand, une véritable fresque sur la planète, la nature, la folie de l’homme. Sur l’ile de la Giudecca l’exposition Heartbreak Hôtel, particulièrement les œuvres vidéo de Bill Viola qui portent la réflexion sur le poids des choses, un peu comme le manteau de conscience sur le front de mer à Monte-Carlo.

Des classiques d’une année sur l’autre la Corée pour sa recherche futuriste, le russe pour sa volonté de puissance, le trouble sur la mise en lumière de la persécution sous le régime soviétique dans celui de l’Estonie. Chiharu Shiota présente « A la clé » dans le pavillon japonais. L’ensemble du pavillon australien, les Français Céleste Boursier-Mougenot et Emma Lavigne ont eux présenté le projet architectural Révolutions.

Un peu comme un clin d’œil à l’article que j’ai publié sur le Huffington post canadien lors de la précédente biennale dans lequel je critique l’architecture du pavillon canadien sortie en 1958 des planches de dessins des architectes de la firme milanaise BBPR, je vois que l’on a tenté deux extensions au pavillon, pour créer un « dépanneur » contenant des produits nord-américains.