Réalisme à la fondation Pierre Arnaud à Lens dans le Valais Suisse

 

Réalisme la symphonie des contraires à la fondation Pierre Arnaud : créée en mémoire du collectionneur et mécène Pierre Arnaud, la fondation a pour objectif de promouvoir les beaux-arts. Afin d’enrichir l’offre culturelle sur le plateau de Crans-Montana, la fondation Pierre Arnaud construit, gère et finance le Centre d’art du même nom à Lens. Le bâtiment offre sur deux niveaux quelques 900 m2 de surface d’exposition et est ouvert depuis le 22 décembre 2013.

L’exposition Réalisme la symphonie des contraires est organisée autour de six regroupements thématiques et tente de répondre à la question: Qu’est-ce que le réalisme ? Il s’agit d’une vaste question tant les contours de ce mouvement sont flous, sans esthétique particulière et sans véritable chef de file, sinon bien malgré lui Gustave Courbet. Un mouvement englobant pour presque toutes les esthétiques en vogue, de la vie sans fards à la vie en mieux au service d’une certaine idéologie. Nous avons aimé les œuvres proposées, comme la lecture qui en est faite. Les prochains thèmes abordés au cours des prochaines expositions seront le romantisme, le symbolisme et l’expressionnisme.

Galerie Bel Air Fine Art : Une des grandes galeries suisses très flashy et contemporaine avec des adresses à Gstaad, Saint-Tropez, Genève, Verbier. Elle propose des artistes novateurs, tout comme des « big guns » solidement établis dans le marché de l’art actuel. Pour un artiste, être représenté par Bel Air Fine Art est en soi déjà une consécration.

Art & Public Cabinet P.H. : Paul McCarthy, le célèbre artiste plasticien américain qui a récemment fait l’actualité avec son imposant Tree, un plug vert géant gonflé et finalement vandalisé à la place Vendôme, lors de la FIAC 2014. Ici, des images issues d’une œuvre vidéo des années 70, il tue symboliquement le père avec un masque dont le visage le représente portant un veston cravate sans pantalon. Il arrose de ketchup et d’autres produits alimentaires (son père étant épicier) des figurines de héros de l’enfance, puis tape au marteau et détruit tel un broyeur.

Hôtels: Le Crans Ambassador spa et luxury sport resort à Crans Montana, avec vue plongeante et panoramique sur la station et la chaine alpine suisse. Le Château de Divonnes à Divonnes les Bains 33 chambres avec les murs sont habillés de tissus à motifs, dans un ancien château bourgeois avec vue sur le Mont-Blanc par beau temps.

Quelques jour à Paris

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La société bien pensante décrie le lyrisme et déclame contre les passions, c’est pourtant à son flambeau que la philosophie allume le sien. Durant la semaine de la FIAC marquée par la destruction de Tree de Paul McCarty par des réactionnaires place Vendôme, nous avons organisé notre petite résistance passive en allant voir Sade à Orsay, victime lui aussi, d’anathème en son temps.

Fondation Louis Vuitton : Le bâtiment véritable écrin de luxe est une œuvre fabuleuse de l’architecte canadien Frank Gehry, Bernard Arnaud pdg du groupe LVMH participe ainsi à sa manière à la remise au premier plan de Paris comme l’une sinon la principale capitale culturelle au monde. En revanche, nous restons dans l’attente d’en découvrir plus sur la collection qui sera exposée, sachant que la dynamique Suzanne Pagé directrice artistique de la fondation est depuis quelques années sur tous les fronts et parcourt le monde à la recherche de pépites artistiques.

Artcurial Après-guerre et contemporain : Nous avons passé une heure dans la salle de vente à attendre des œuvres que se sont envolées bien au delà de notre budget prédéfini. Il y a toujours dans une salle de vente une ambiance particulière nourrie de vitesse et d’une forte dose d’adrénaline.

Sade au Musée d’Orsay : Une exposition sur l’œuvre complexe et sulfureuse de Donatien Alphonse François de Sade, longtemps mis à l’index et marqué de réprobation. Ici des mots, des œuvres, des références croisés, une belle expo remarquablement mise en scène par Annie Lebrun autour du désir et de la violence du désir. A souligner, le bouledogue de Maldoror réalisé en 1965 par l’artiste québecois Jean Benoit et le mannequin anatomique en bois de 1796 par Felice Fontana.

Palais Tokyo Inside : Accueillis au dessus de la billetterie par une installation organique dans laquelle on peut circuler. Un parcours intéressant nous nous sommes crus à l’arsenal durant la biennale de Venise. Un temps fort de cette escapade parisienne.

Heidi Slimane à la Fondation Pierre Bergé Yves-Saint-Laurent : Entre art et mode la frontière est bien poreuse, Heidi Slimane se maintient en permanence à son carrefour, naviguant entre photo et mode. Pierre Bergé dit avec beaucoup de justesse « La mode n’est pas un art, mais elle a besoin d’un artiste ». Cette expo retrace essentiellement sa période de production photographique entre la direction artistique de Dior Homme et sa prise du fonction au sein de Yves Saint-Laurent en tant que directeur de la création pour la couture.

Ashton Kutcher hommage à Banksy !

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Personnification d'un graffiti de Banksy par l'acteur Ashton Kutcher
Personnification d’un graffiti de Banksy par l’acteur américain Ashton Kutcher. C’est aujourd’hui, la vie qui imite l’art… Banksy est le pseudonyme d’un artiste connu pour son art urbain et également comme peintre et réalisateur. Dissimulant sa véritable identité, des spéculations sont faites, fondées sur des images prises par des caméras de vidéosurveillance. Il combine les techniques de Warhol et de l’installation pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie.

Les œuvres de Banksy sont, pour la plupart de ses peintures, effectuées avec des pochoirs. Dans son livre Wall and Piece, Banksy explique cette décision : il travaillait lentement lors de ses débuts, et se faisait souvent prendre en flagrant délit. Les pochoirs permettent de travailler beaucoup plus rapidement sur les lieux, car une partie du travail peut être préparée.

Madère

On peut aisément pardonner à l’enfant qui a peur de l’obscurité, mais la vraie tragédie de la vie, c’est lorsque les hommes ont peur de la lumière. -Platon.


Hôtel The Vine : Grâce à Nini Andrade le centre de Funchal dispose d’un 5 étoiles hors du commun, aussi sophistiqué qu’exubérant. L’architecte d’intérieur très inspirée, y a multiplié les clins d’œil à son île natale : ici, des sarments de vigne, là des galets comme sur les trottoirs de Funchal, et sur le toit-terrasse, une piscine à débordement chauffée, et un bain à remous de 20 mètres de long, offrant une vue sur le fort de Sao Joao et les montagnes, récemment récompensé par le Leading Design Hotel en 2013 et 2014.

Centro das Artes, Casa das Mudas à Calheta: Une série de bâtiment épurés, gris anthracite posés comme des boites grises sur le rebord de la falaise. L’architecture du bâtiment a permis à son auteur d’être nominé pour le très convoité prix Mies Van der Rohe en 2005. Le mécène Jose Berardo (l’un des plus grands collectionneur portugais) prête régulièrement des œuvres de sa collection.

Musée des Arts Sacrés: Ultima Ceia une étonnante installation de sculptures sur bois réalisée par Manuel Pereira en 1652. La cène avec 13 personnages, Jésus et 12 disciples dont Marie-Madeleine. Ce qui étonne ce n’est pas la présence de ce seul personnage sans barbe, puisque depuis le Quattrocento (début de renaissance 1450-1500) Marie madeleine apparaît régulièrement lors des représentations de l’Eucharistie, mais c’est sa proximité sans équivoque avec Jésus, elle semble apaisée et a les yeux fermés alors que Jésus l’enlace de son bras.

Piscines naturelles de Porto Moniz : Un dédale de bassins naturels que la houle emplit à chaque marée et l’un des musts de Madère. L’on vient de partout pour barboter au milieu des anciennes coulées de lave.

La mode en France, 1947-1957

http://www.dailymotion.com/video/x223v7w

Du 12 juillet au 2 novembre 2014
PALAIS GALLIERA, MUSÉE DE LA MODE DE LA VILLE DE PARIS
10 avenue Pierre Ier de Serbie 75116 Paris – Tél : 01 56 52 86 00

Varsovie

Il n’y a rien en ce monde qui n’ait un moment décisif  -Henri Cartier-Bresson

Dans l’ordre d’apparition: Le Palais Royal,  Monument au soldat inconnu,  Musée Zacheta (contemporain), Le toit-terrasse végétalisé de la bibliothèque de l’Université de Varsovie, Centrum Sztuki Współczesnej (contemporain),  Palais Royal sur l’eau Lazienki, Château et Jardin de Wilanow (résidence royale d’été), Musée du Poster de Wilanow

Art Basel 45, la ruée vers l’art


Chaque année tout ce qui compte dans le marché de l’art se réunit à Bâle en Suisse, artistes, galeristes, collectionneurs, curateurs, art advisors et autres agents viennent voir et se montrer. Participer à Art Basel est pour une galerie la consécration et l’occasion de parvenir au dernier échelon d’un marché très segmenté.

Cette année pour 1100 candidatures seules 300 galeries de 34 pays sont sélectionnées, la concurrence est donc rude. Avec cette diversité géographique, de style et la très grande qualité des œuvres présentées Art Basel permet d’avoir une vision globale et mondialisée de l’offre. C’est une parfaite photographie de ce qu’il y a de mieux à vendre sur le marché au jour J.

Un marché de gré à gré, où tout peut se négocier âprement et dans l’urgence, dès les premières minutes, mais il est aussi possible de recevoir un « n’est plus à vendre » selon l’humeur ou encore si la destination de l’œuvre est jugée comme étant une collection insuffisamment prestigieuse. Pour des fins de comparaison depuis le début de 2014 le grand événement des ventes publiques parisiennes, fut la vente au marteau chez Sotheby’s du portrait de Paul Alexandre par Modigliani pour 13,5 millions €, ce qui dépassait de 5.5 millions € l’évaluation haute.

Lors de cette 45e édition dès le premier jour réservé aux VIP, un autoportrait de Andy Warhol « Fright Wig » s’envole au stand Skarstedt Gallery de New-York pour 35 millions $. En 2009 nous avions pu voir un gigantesque tableau rétrospectif de Warhol en vente à 85 millions de francs suisses par Bruno Bischofberger, qui fut son marchand exclusif durant 19 ans. Il fut finalement négocié mais invendu en fin de foire à 75 millions…

Chez Chiem & Read de New-York, un Joan Mitchell pour 3,5 millions $ et aussi chez la coréenne Tina Kim Gallery avec le tableau Afternoon à 9.1 millions $, Joan Mitchell (1925-1992) une figure très importante de l’expressionnisme abstrait et membre de l’aristocratie de la peinture américaine d’après-guerre proche de Pollock, De Koening. Elle partagea la vie de Jean-Paul Riopelle durant 25 ans. Ce même Riopelle trouve preneur Chez Edward Tyler Nahem de New-York avec le majestueux Ombre d’espace peint en 1954 vendu pour environ 2 millions $, ce tableau de la période dite des mosaïques au couteau était pleinement mis en valeur au centre de la galerie.

Ombre-espace

Fidèle à sa tradition le stand de la galerie montréalaise Landau Fine Arts ne désemplit pas, prenant comme toujours l’allure d’un salon intimiste bercé par une lumière feutrée. L’un des plus importants marchand d’art au monde de la période 1910-1960. Au mur Fernand Léger, Joan Miro, Vassily Kandinsky, couple à double profil de Marc Chagall magnifique et aussi La femme assise de Picasso tel un sphinx.

Ailleurs chez les artistes « vivants » un tableau de Damien Hirst vendu à 6 millions et un de Jeff Koon 5 millions permettent aux artistes de maintenir leur côte. Surabondance de Annish Kapoor et Tony Cragg, il est toujours hasardeux de faire un diagnostic d’une surexposition à Art Basel, déstockage ou réponse à une forte demande ?

Cette année Art Unlimited consacré aux œuvres surdimensionnées compte 78 projets. Soulignons Giuseppe Penone avec un arbre creux tranché de la base à la cime gorgé de sève cristallisée et le chinois Yang Fudong attire notre attention avec une projection à 5 écrans s’inspirant de l’atmosphère de Shanghai des années 1920-30.

Le charme opère toujours à Bâle, la ville entre en vibration des œuvres fleurissent partout dans la ville et l’on ressent toujours la même excitation lorsque nous franchissons les portes compte tenu de l’imprévisibilité de la réalité visuelle qui nous attend. Nous offrant le plus étonnant des déballages, comme ce souvenir d’il y a quelques années sur le stand des Nahmad, 16 Miro d’une série de 23, peints en 1936 « The Masonite Series », 12 provenaient des plus grands musées et collections privées, exposés uniquement à Bâle pour quelques jours afin de participer à la mise en valeur de seulement 4 tableaux qui étaient mis en vente.

Les rencontres impromptues comme les petits événements people rythment la semaine. Jeudi l’artiste Suisse Milo Moiré a été refoulée après avoir tenter d’entrer nue à la foire. Il y a quelques années, 15 minutes après l’ouverture Brad Pitt achète tout le stand de la Milanaise Rosanna Orlandi.

Qui est ou sera la star montante ? Des artistes ajoutent ici un ou deux zéros au prix de leurs œuvres en quelques années ou d’une foire à l’autre, un jeu de super-riches. Ici le délit d’initié n’existe pas, il est fortement encouragé, certainement le marché le moins régulé qui existe. L’art est en guerre permanente et c’est une guerre qu’elle ne peut perdre, comme la vie qui se renouvelle sans cesse.

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