Escapade Parisienne

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Nous avons passé la semaine à Paris afin de faire quelques expositions dont

Marc Jacobs, Louis vuitton au musée des arts décoratifs Paris 1er, du 9 mars au 9 septembre
Marc Jacobs est depuis plus de quinze ans, le directeur artistique de la Maison Louis Vuitton. C’est une exposition d’un créateurs phare de la mode actuelle et d’une maison emblématique du luxe. J’aime bien cette anecdote sur Louis Vuitton qui en 1835, âgé de 14 ans, part tenter sa chance à Paris et parcourt à pied les 400 km qui le séparent de la capitale depuis Bourg-en Bresse. Il se spécialise dans un nouveau marché pour l’époque le tourisme. Louis Vuitton comprend alors rapidement « qu’il faut créer des bagages novateurs et de grande qualité : luxe, fonctionnalité, innovation. » Marc Jacobs initié par sa grand-mère à la couture et au tricot, trouve sa voie très jeune. Sous les conseils de Perry Ellis, rencontré par hasard, il s’inscrit à la Parsons Paris School of Art and Design.

Helmut Newton au Grand Palais, Paris 8em, du 24 mars au 17 juin.
Helmut Newton est toujours mon photographe préféré et c’est grâce à lui que je me suis initié à la photo noire et blanc. Décédé en 2004 dans un accident de voiture à 20 km/h, face au château Marmont sur Sunset Boulevard à Hollywood. Son œuvre n’a pas pris une ride, libre, marquant son époque, ses images troublantes sont toujours aussi fascinantes.

Daniel Buren Momumenta au Grand Palais du 10 mai au 21 juin
Monumenta invite chaque année un artiste contemporain de renommée internationale à investir la Nef du Grand Palais avec une œuvre magistrale conçue pour l’occasion. Pour la cinquième édition, Daniel Buren, l’un des plus grands créateurs français, relève le défi.  Il a opté pour la thématique du cercle 377 cercles jaune, verts, orange et bleus soutenus par 1500piquets peints en noir et blanc “La nef du Grand Palais est une architecture lumineuse et aérienne difficilement maitrisable”  L’an dernier Anish Kapoor  Monumenta 2011 en vidéo

Kabuki Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent du 7 mars au 15 juillet
L’exposition Kabuki, costumes du théâtre japonais propose au public de découvrir une trentaine de costumes exceptionnelles, accompagnés de nombreux accessoires portés lors des représentations du théâtre Kabuki

Resisting the Present au musée d’art moderne de la ville de Paris du 9 mars au 8 juillet
Cette exposition couvre un peu plus d’une décennie de création en art contemporains par 24 artistes mexicains marquée par la perception d’un monde en expansion, pluriel, qui connait l’après-décolonisation, l’entrée dans un nouveau monde géopolitique. L’exposition donne une large place aux cinéastes et nous avons trouvé qu’elle était bien organisée et structurée.

Robert Crumb au musée d’art moderne de la ville de Paris du 13 avril au 19 août
L’exposition réunit plus de 700 dessins de Robert Crumb est trace une rétrospective de l’artiste entre 1960 et aujourd’hui de sa période underground à la genèse. Il existe plusieurs Robert Crumb: le fou de dessin, le chroniqueur des hippies, le pervers sexuel, l’illustrateur de la genèse.

Autobiographies à l’espace culturel Louis Vuitton 23 mars au 20 mai
L’exposition autobiographies vise à conjuguer des propositions, émanant d’artistes de sensibilités, culturels et générations diversifiées, dont le dénominateur commun est de s’articuler autour de la question autobiographiques. Voir le site

Comme un ananas à la galerie des galeries (aux Galeries Lafayette) 4 avril au 7 juillet
Carte blanche à Philippe Katerine

Sinon comme d’habitude le parcours classique, visite chez ArtCurial où nous avons assisté à une vente vintage Hermès, la galerie Larry Gagossian certainement le plus connu des galeristes au monde. Envie de casser le rituel du verre au bar du Georges V, cette fois nous sommes aller boire un verre au Bar du Hyatt Place Vendome pour admirer les Six toiles d’Ed Paschke disposées au Bar, un artiste américain décédé en 2004 connu pour ses images saisissantes et colorées basées sur les principes clé de l’abstraction et de l’expressionnisme. Le bar du Hyatt était fréquenté assidument par Marcel Proust, c’est de là qu’il contemplait la vie parisienne.

Cedric Mnich artiste contemporain

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Cedric Mnich est employé au département Marketing d’une grande banque. Son travail artistique exceptionnel, s’inspire du cruel et merveilleux monde de la finance. Il fait partie d’un courant que l’on peut qualifier de TradeArt ou MoneyArt. Il utilise différentes techniques telles que le collage, la sculpture, l’aérosol, installation et pratique aussi la performance. Vous pouvez contacter Cedric Mnich via son site web cedricmnich, son compte Twitter, son ArtPrice store ou encore via sa page Facebook.

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Hieronymus Kervielus Rex Speculatorum (2011)

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Estampe-Multiple : I create nothing. I own. Gordon Gekko Wall Street, 1987

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Estampe-Multiple Making Money is Art  Andy Warhol, 1975.

Courchevel 1850 entre ski, mode et art

Natalia Fabia

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Natalia Fabia est une artiste de descendance polonaise qui a grandi dans le sud de la Californie elle est graduée du  Art Center College of Design de Pasadena. Inspirée par la lumière, la couleur, la musique punk rock, Fabia est fascinée par les prostitués, essentiellement tatouées. Ces œuvres ont été exposées dans de nombreuses galeries dont la Thinkspace Gallery, M Modern et The Shooting Gallery.  Natalia Fabia

Eric Lacassin artiste peintre

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Eric Lacassin Infographiste/illustrateur, il dessine par passion depuis longtemps. Il a commencé le dessin en autodidacte puis a peaufiné son apprentissage dans les écoles d’art comme les beaux arts en cours du soir à Grenoble, puis l’école Émile COHL à Lyon. Il utilise diverses techniques telles que la peinture traditionnelle (gouache, acrylique…), la bombe, l’encre… Mais aussi les techniques modernes comme la tablette graphique pour la peinture numérique ou le dessin vectoriel. Eric Lacassin travaille essentiellement sur des supports papiers et numériques mais aussi sur mur ou autres.

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ArtPrice, une révolution pour le marché de l’Art

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ArtPrice est une entreprise française leader international de la cotation du marché de l’art sur Internet. La société va provoquer un véritable tsunami dans le monde feutré de l’art. Depuis mardi le 17 janvier à 17h00 ArtPrice a lancé son service d’enchères électroniques. Il ne s’agit pas d’un simple Ebay de l’art.

Il faut savoir qu’aucun acteur sérieux du marché de l’art (Galeristes, Collectionneurs, Directeurs de musées, Art Advisor, critiques ou journalistes) ne peuvent se soustraire de posséder un compte sur ArtPrice, c’est l’outil de travail. La société a déjà, depuis de nombreuses années, normalisé les échanges dans le marché de l’art en fournissant le baromètre de la dernière tendance avec le chiffre d’affaires réalisé sur les ventes d’un artiste, les invendus, le nombre de transactions.

Aussi l’indice des prix, l’évolution des prix pour l’artiste, la gamme des prix atteints aux enchères et la position de l’artiste et l’évolution de son classement en fonction de son chiffre d’affaires, la composition et l’importance des différentes disciplines dans le chiffre d’affaires de l’artiste. Une énorme base de données qui au fil des ans a collecté les résultats des ventes aux enchères de plus de 3 600 maisons de ventes avec 27 millions d’adjudications. C’est aussi 115 millions d’œuvres d’art en haute-résolution de plus de 400 000 artistes, 1,8 millions de biographies et surtout 1,5 millions de membres essentiellement des professionnels du marché.

La véritable révolution qui s’amorce est qu’au-delà de l’information, elle s’apprête à capter une part importante de la fourchette haute des œuvres d’art avec un taux de commission intermédiaire de 5% sur les œuvres de plus de 15 000€, contrairement au 37.5% des maisons d’enchères traditionnels.

Scénario dans une maison d’enchères traditionnelles: une œuvre de 75 millions au marteau, une commission de 28 millions pour la maison d’enchères dans une salle de vente en plein centre-ville de Londres, Paris, New-York  et c’est souvent un standard téléphonique qui reçoit les enchères.

Scénario ArtPrice: Une transaction effectuée via internet, le vendeur à la fin de la vente aura la possibilité de choisir entre les différents enchérisseurs dont l’identité sera masquée, mais dont le pays sera connu. Le même tableau à 75 millions € voit sa commission passer de 28 millions à 3.75 millions €. L’argent est mis sous séquestre via l’autorité tierce reconnue escrows.com (séquestre en anglais) , en attendant la livraison de l’œuvre.

Selon nous il ne s’agit plus que d’une question de temps avant que des pans entiers du marché de l’art basculent vers Artprice. Pierre Cornette de Saint Cyr qui est probablement le plus connu des commissaires priseurs français, déclare sur France Inter. “C’est l’avenir du monde, c’est irréversible, c’est nous qui devons comprendre cette nouvelle conquête planétaire, ou on comprend et on survie, ou on ne comprend pas et on devient de vieux idiots.”

Lors de l’ouverture des mises aux enchères, plus de 4600 lots pour un montant total qui devrait franchir le cap de 1 200 000 000 $ avec des noms aussi connus qu’Andy Warhol, Man Ray et le plus célèbre des peintres chinois contemporains ZHANG Daqian ayant réussi le plus haut montant d’enchères cumulé en 2011 508 millions $. Le tableau “Happy Birthday to Chairman Chiang Kai-chek of the Government” est mis à prix à 65 000 000 $.

La société ArtPrice a connu le meilleur parcours sur l’indice CAC Alltradable depuis 1 an avec +577,84 % avant même l’ouverture des ventes.

Artist’s Shit – Merde d’artiste Piero Manzoni

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Merde d’Artiste Piero Manzoni 1933-1963 artiste italien, pionnier de l’Arte Povera. Son père possédait une fabrique de viandes en conserves nommée « Manzotini ». Un jour, le père et le fils se disputent et l’industriel lance : « Tu es un artiste de merde ! ». Manzoni prend son père au mot et défèque dans des boites (90 au total) . il déposa trente grammes d’excrément par boîte pour vendre par la suite ces boîtes au prix de trente grammes d’or selon la valeur du cours de l’or sur lesquelles fut inscrit “merde d’artiste” en différentes langues.

Ces boîtes furent toutes vendues et se retrouvent maintenant dans diverses collections d’art dans le monde entier et se négocient à un prix élevé, à l’exception toutefois de quelques-unes qui explosèrent probablement à cause de la corrosion de la boîte et de la pression du gaz… Depuis sa création, cette série a été disséminée dans le monde entier. Aujourd’hui, la valeur d’une boîte est d’environ 127 000€.

Merde d'artiste

Biennale d’Art Contemporain de Lyon – Street Art – Dock Art Fair

La XIe Biennale d’art contemporain de Lyon a lieu du 15 septembre au 31 décembre 2011 et a pour titre « Une terrible beauté est née » Conçue par la commissaire argentine Victoria Noorthoorn, elle rassemble 78 artistes du monde entier, venus principalement d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine, dont les œuvres sont exposées sur 13 000 m² dans quatre lieux : La Sucrière, la Fondation Bullukian, le Musée d’art contemporain de Lyon et l’Usine T.A.S.E. La Biennale de Lyon est accompagnée de deux plateformes, Veduta et Résonance (plus de 100 institutions publiques), galeries privées qui entrent véritablement en résonance avec la biennale et organisent  spectacles, expos, concerts et débats.

Depuis 2003 la Sucrière est véritablement le cœur du réacteur de la biennale, il s’agit d’une ancienne usine de sucre, utilisée comme entrepôt jusque dans les années 1990, et aujourd’hui transformée en lieu d’exposition. Parmi les autres sites le Musée d’art contemporain de Lyon et deux sites mineurs, la Fondation Bullukian place Bellecour et les anciennes usines T.A.S.E à Vaulx-en-Velin qui selon nous peuvent être évités. J’estime que nous avons droit à un bon cru 2011, tant par la qualité des artistes représentés que par l’organisation, la lecture de la biennale est simple, surtout sur le parcours du Musée d’art contemporain. La commissaire a été touchée par la perplexité à la lecture du poème de Butler Yeats qui face à son propre présent, écrit le poème Pâques en 1916 dont le célèbre vers “Une terrible beauté est née”.

Veduta a pour objectif  que l’art aille vers la rue, il n’en fallait pas plus pour que j’esquive temporairement les sites de Veduta pour aller véritablement à la rencontre de l’art de la rue. Le Street Art lyonnais  extraordinairement dynamique et impressionnant en particulier Popek qui avec son groupe mériteraient largement de ce voir confier un grand mur blanc à l’intérieur de la Sucrière ou au MOCA. Le Street art est en plein essor,  quand verrons-nous un galeriste audacieux prêt à défendre cet artiste ?

DocksArtFair créé en 2007 par les galeristes lyonnais Olivier et Patricia Houg, est certainement l’une des seules foire internationale d’art contemporain se tenant de façon bi-annuelle. Très attachée par ses dates et ses lieux avec la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, elle se déroule toujours pendant la semaine inaugurale de la biennale. Environ 40 galeries internationales annoncées. Les stands, tous de même superficie (30m2) présentent chacun une exposition monographique.  Julien Berthier est le récipiendaire du prix Mont Blanc lors de cette édition.

Bela Borsodi pour S Magazine

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Bela Borsodi est né à Vienne en Autriche en 1966. Après les beaux-arts et des études d’art graphique, il débute comme photographe. En 1992 Bela déménage à New York et en 1999 il se focus sur la photographie de natures mortes, ce qui est toujours la direction majeur de ses travaux. Bela vit et travaille toujours à New York.

S Magazine est un photo-magazine online danois, surfant sur la vague porno chic créé par Jens Stoltze photographe de Copenhague.

Une Impressionnante FIAC 2011 en vidéo

La Fiac 2011, 168 exposants, représentant 21 pays, répartis dans la nef du Grand Palais et dans les nouveaux espaces: les galeries supérieures sud-est, sud et sud-ouest. Le Grand Palais unique site, il abrite cette année l’ensemble des galeries (art moderne, art contemporain mais aussi en tendances émergentes). La Fiac appuie son engagement et renforce la visibilité des galeries de mobilier d’architecte du XXe siècle et de design contemporain. L’événement principal de cette collaboration est un « parcours design » à l’occasion de la nocturne des galeries parisiennes où près de 100 galeries participent.

Le jeune artiste multidisciplinaire géorgien de grands talents Andro Wekua investit seul l’incontournable stand de la galerie Glastone, il avait déjà fait l’objet d’une exposition au Magasin CNAC de Grenoble en 2008. La Galerie Perrotin se donnait des airs de Monumenta à Bâle, superbe. J’ai vu un Marcel Duchamp en vente… sachant que la quasi totalité de l’œuvre est maintenant dans des institutions muséale ou Fondation, des endroits d’où elles ne sortiront jamais, il est donc très étonnant de voir une œuvre sur le marché, Cupid qui venant avec son carton d’invitation de 1943 (272 000€), une aubaine. La galerie Applicat-Prazan avait un très beau tableau de Jean-Paul Riopelle “Brumaire” 1953 89cm x 116cm qui fut exposé à la Galerie Pierre Matisse en 1954  (env. 750000€). Impressionnante œuvre que celle de  Florian Pugnaire “Shadow Boxing” une tôle se contracte avec force subissant différentes tensions.

La FIAC présente aussi pour la sixième année consécutive un programme d’œuvres extérieures au cœur du Jardin des Tuileries et depuis cette année aussi au Jardin des Plantes du Muséum national d’histoire naturelle. Depuis le départ de Martin Bethenod nommé administrateur délégué chargé de la direction du Palazzo Grassi et de la Pointe de la Douane à Venise. Jennifer Flay assume avec brio, elle devient l’unique directrice de la Fiac. Voir aussi FIAC 2009 et la  FIAC 2010

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