L’acteur de Picasso

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acteur de PicassoNEW YORK – Un tableau de Picasso de la période rose, L’Acteur, a été endommagé le 22 janvier dernier au Metropolitan Museum par une visiteuse qui a chuté sur l’œuvre, provoquant une déchirure de 15 centimètres.

La période rose correspond à l’époque où Pablo Picasso utilise principalement des couleurs dans les tons orangers et rose en contraste avec les couleurs froides et sombres de la période précédente appelée période bleue. Cette expérience artistique dure environ deux ans, de 1904 à 1906. Picasso est alors heureux avec Fernande Olivier qu’il a rencontrée en 1904, ce qui a été avancé comme une des raisons possibles de l’évolution de sa peinture.

Les arlequins, les personnages de cirque et les clowns apparaissent souvent dans les oeuvres de cette époque ; ces personnages vont rendre populaire, à différents niveaux, la peinture de Picasso au cours de la suite de sa longue carrière. Le personnage d’arlequin, peint habituellement dans son habit à damiers colorés, devint un symbole personnel pour le peintre.

La période rose est considérée subir des influences françaises alors que la période bleue serait soumise à des influences espagnoles bien que ces deux styles apparaissent, tous les deux, alors que Picasso vit à Paris.

La naissance du dadaïsme

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Depuis 1914, une association de jeunes artistes (taxés de dangereux socialistes et anarchistes par les autorités) se déplace de cafés en cafés sous le nom de « Cabaret Pantagruel ». Hugo Ball est membre de cette association, il découvre par hasard un petit bistrot nommé la « Métairie hollandaise ». Il demande à son patron d’utiliser une salle désaffectée et le 5 février 1916, sous l’enseigne « Cabaret Voltaire », Ball ouvre les portes d’un lieu appelé à devenir mythique.

Richard Huelsenbeck, Marcel Duchamp et Tristant Tzara Get Adobe Flash player

Le Cabaret Voltaire est un lieu de culture situé au numéro un de la petite Spiegelgasse, à Zurich, la rue où demeura Lénine. Actif pendant six mois, de février à juillet 1916, il finit par fermer ses portes pour tapage nocturne et tapage moral, non sans avoir dans l’intervalle fait émerger le mouvement Dada. L’idée du nom est née d’une plaisanterie fondée sur le décalage apparent entre les mots « cabaret » (la nuit et ses supposés vices) et « Voltaire » (le philosophe).

Hugo Ball lors de la soirée inaugurale du 5 février 1916 pour faire taire l’énorme chahut

« Mesdames et messieurs, le Cabaret Voltaire n’est pas une boîte à attractions comme il y en a tant. Nous ne sommes pas rassemblés ici pour voir des numéros de frou-frou et des exhibitions de jambes, ni pour entendre des rengaines. Le Cabaret Voltaire est un lieu de culture. »

Marcel Janco décrit le cabaret « Une petite salle de quinze à vingt tables avec un plateau de dix mètres carrés, endroit pouvant contenir environ trente-cinq à cinquante visiteurs. Dès les premières soirées, il y eut salle comble. Les spectateurs battaient leur plein tard dans la nuit ce qui nous attirait bien d’ennuis avec les voisins et l’heure de clôture des bourgeois. » (extrait de Dada, monographie d’un mouvement paru dans Willy Verkauf en 1957)

Le mouvement Dada se caractérisa par une remise en cause, à la manière de la table rase, une rupture complète et totale de toutes les conventions et contraintes idéologiques, artistiques et politiques. Ce mouvement a mis en avant l’esprit d’enfance, le jeu avec les convenances et les conventions, le rejet de la raison et de la logique, l’extravagance, la dérision et l’humour. Ses artistes se voulaient irrespectueux, extravagants, affichant un mépris total envers les « vieilleries » du passé comme celles du présent qui perduraient. Ils recherchaient la plus grande liberté de créativité, pour laquelle ils utilisèrent tous les matériaux et formes disponibles. Ils recherchaient également cette liberté dans le langage, qu’ils aimaient lyrique et hétéroclite. Tout ceci allait marquer les vrais débuts de l’art contemporain.

Dédale et Icare de Charles Lebrun

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Dédale, un génial inventeur de la mythologie grecque fut persuadé par son fils Icare de lui fabriquer des ailes afin qu’il puisse voler. Inconscient et impatient, Icare ne prit pas garde aux recommandations de son père et s’approcha trop près du soleil, ce qui fit fondre la cire qui retenait ses ailes. Icare tombât dans la mer et si noyât. Charles Le Brun mets en image la préparation de cette fatidique envolée.