Sylvie Fleury

Art

S_Fleury.jpgSylvie Fleury, est une personnalité très élégante, un luxe retranscrit dans ses œuvres en juxtaposant l’art et la mode, l’art comme mode. L’une des artistes plasticienne suisse les plus célèbres, elle donne naissance à ses œuvres dans une demeure genevoise que l’on appelle la Villa Magica dans laquelle elle vit depuis une quinzaine d’années. Elle a commencé sa carrière à New York, où elle fut l’assistante du photographe Richard Avedon.

Née en 1961 à Genève surtout connue pour ses installations et rendue célèbre à la fin des années quatre-vingt en exposant ses sculptures de shopping-bags. En 1989, un peu par hasard c’est l’artiste Olivier Mosset de réputation internationale qui a lancé Sylvie Fleury, Une personne s’étant désistée, Sylvie l’a remplacée au pied levé, avec une installation de shopping-bags qui a véritablement fait décoller sa carrière.Keepall_Sylvie_Fleury_2.jpg

En 2006, elle participe à l’exposition “Neuf créateurs rendent hommage aux icônes de la Maison Louis Vuitton“. Shigeru Ban, Sylvie Fleury, Zaha Hadid, Bruno Peinado, Andrée Putman, Ugo Rondinone, James Turrell, Tim White Sobieski et Robert Wilson sont les neuf créateurs invités par Louis Vuitton à participer à cette aventure inédite. Ici le modèle Keepall par Sylvie Fleury.

Le choix des objets qu’elle nous donne à voir est toujours lié à la femme et au luxe que l’on aime lui accorder. Elle met en exergue des emballages de produits luxueux au même titre que des œuvres d’art. Sylvie expose des collections entières de chaussures de femme, les pochettes et les sacs des boutiques les plus en vue, écrit au néon des slogans publicitaire pour des crèmes cosmétique hors de prix ou reconstitue une immense chambre à coucher recouverte d’une fourrure moelleuse en synthétique.

Les œuvres de Sylvie Fleurie s’appuient généralement sur l’exposition d’objets a priori investis dans la société d’une forte valeur esthétique et d’un attachement sentimental voir sexuel ou fétichiste: des installations ou photographies de chaussures à talon (Carwash, 1995), l’agrandissement de couvertures d’un magazine érotique Playgirl.

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Sylvie Fleury présente par exemple de luxueuses voitures américaine, symbole et cliché d’une vie américaine ( l’artiste possède trois voitures: une Chevrolet Caprice Classique 89, une Buick Skylark de 67 et une Porche de 93. Elle a fondé un club de voitures: les «She Devils on Wheels» ). Le spectateur retrouve ainsi les motifs de flammes stylisées qui ornent certaines automobiles (concept du customizing, et plus particulièrement celui du tuning pour les automobiles) repris dans des peintures murales, des porte-clefs d’automobile reprenant des marques de mode (la Chevrolet 1967 et son porte-clés Chanel), des automobiles « maquillées » c’est à dire recouvertes de peinture rose (Skin Crimes 1997) ou carmin (les carcasses compressées de Hot Heels 1998) — couleurs du vernis à ongles, des tubes de rouge à lèvres (sculptures géantes, dans l’installation Hot Heels) et des fards à paupières (Performance Chanel eyeshadows, 1993). Confirmant cette analyse, la voiture compressée de 1997 intitulée Skin crime 2 (Givenchy 601) se réfère de manière formelle, par son titre, à une collection de rouges à lèvres de la marque Givenchy.

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Pour Markus Brüderlin, il est pertinent de s’interroger sur l’engagement de l’œuvre de Fleury, parce qu’issue d’une sensibilité féminine, dans une période où l’art contemporain s’engageait dans le social et le politique (années 1980 et 1990). Pour lui, bien que Sylvie Fleury aime à se produire parfois comme une « femme de luxe », elle ne prétendrait ni être une victime (de la mode), ni cette femme-objet décriée par les discours classiques féministes. Au contraire, Fleury se présenterait comme « sujet » de désir, communiquant ainsi à son œuvre, des énergies émancipatrices » et prenant « le shopping et le maquillage comme des actes de plaisir », revendiquant ainsi son droit à la consommation et à l’hédonisme, selon les principes d’un « néo-féminisme »

Sylvie_Fleury_Livre.jpgAvec Stéphane le fils de l’artiste genevois de renommée internationale John Armleder. Elle crée le label Villa Magica Records (VMR) en 2003, éditant des albums de musique de Noël, sorte de parodie de l’industrie du disque.

L’artiste est liée à des galeristes dans le monde entier comme Philomene Magers à Munich et Londres, Mehdi Chouakri à Berlin, Pierre Huber à Genève, Eva Presenhuber à Zurich et Junko Shimada, au Japon . Thaddaeus Ropac est son galeriste parisien. Elle a aussi ouvert une galerie d’art à Genève dans les année 80 (la Galerie c/o).

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