Road trip en Italie

Depuis le temps que nous rêvions de retourner à Florence, cet été, la belle de Toscane n’y échappa pas.

Sur la route nous avons fait un arrêt à Turin et avons fait deux visites avant de rejoindre notre hôtel.  Le Castello di Rivoli, le palais des princes du Piémont, expose actuellement une collection temporaire plutôt moyenne pour qui ne lit, ni ne comprends l’italien. La collection permanente est très bien, mais c’est le lieu d’exposition qui vole la vedette à Maurizio Cattalan et aux autres artistes. La Galeria arte moderna e contemporenea, possède une collection que nous avons beaucoup appréciée, un parcours très équilibré entre le moderne et le contemporain, avec de grands noms de l’art de 1920 à aujourd’hui.

Portovenere est un petit port plein de charme ou la jeunesse branchée italienne vient majoritairement en scooter profiter de la mer méditerranéenne.

Pour la petite anecdote, à Montecatini Terme, nous étions au grand Hôtel la Pace et nous avons appris une semaine avant notre départ, que le couturier Christian Dior trouva la mort en 1957 sur une table à cartes, alors qu’il jouait à la Canasta dans le lobby de l’hôtel la Pace. L’acteur Francis Huster du haut de ses 10 ans a assisté à cette scène, plus de détails à lire ici J’ai vu mourir Christian Dior.

Sur Florence, il y a tant de choses à dire… La sculpture du Centaure Eurythion tué à coup de tison par Héraclès sculpté par Jean de Bologne, est toujours la plus belle œuvre d’art volume que j’ai vu de ma vie. Le musée des offices, c’est une visite qui se prépare en amont. Les Botticelli un peu plus sombres que dans mon souvenir (Venus, le printemps) absolument rien d’éclatant dans les couleurs, contrairement au drapés fabuleux de Marie dans la Sainte-Famille de Michel-Ange. Le bouclier du Caravage avec le visage de la méduse peint depuis 400 ans et qui laisse croire à une œuvre très contemporaine. Une saisissante armure pour enfant véritable travail d’horloger faite au 16e siècle dans des ateliers allemands et certainement terminée en France compte tenu de l’utilisation des rivets, aussi un tableau qui nous démontre les proportions incroyables entre David et Goliath. Nous en ressortons un peu sonnés, mais pas de Syndrome de Stendhal, une sorte de flottement que l’on peut ressentir après une journée à Art Basel. Le Jardin Boboli par 39° reste, malgré tout étonnant. Au sommet du parc vers le petit musée de la porcelaine l’on constate au-delà des murs une vague impression de campagne toscane alors que nous sommes en ville.

Portofino, le port de luxe de l’Italie dans la baie, le Yacht le Lady Britt fait un peu la vigie, et il est à louer pour 445 000€ la semaine. Un très joli parcours nous mène à une chapelle et son cimetière, avec une très belle vue sur la mer. Il y a aussi un musée extérieur de sculpture avec des œuvres entre autres de Ben et Philippe Pastor, rien de vraiment exceptionnel dans ce fouillis d’œuvres mal présentées sans aucune cohérence entre elles.

Gènes est une ville avec une architecture magnifique, nous devions faire l’expo sur Stanley Kubrick photographe au Palazzo Ducale, mais nous avons préféré revenir à Lyon après une aventure magnifique.