Archives mensuelles : décembre 2011

Artist’s Shit – Merde d’artiste Piero Manzoni

Merde d'artiste en conserve
Merde d’Artiste Piero Manzoni 1933-1963 artiste italien, pionnier de l’Arte Povera. Son père possédait une fabrique de viandes en conserves nommée « Manzotini ». Un jour, le père et le fils se disputent et l’industriel lance : « Tu es un artiste de merde ! ». Manzoni prend son père au mot et défèque dans des boites (90 au total) . il déposa trente grammes d’excrément par boîte pour vendre par la suite ces boîtes au prix de trente grammes d’or selon la valeur du cours de l’or sur lesquelles fut inscrit « merde d’artiste » en différentes langues.

Ces boîtes furent toutes vendues et se retrouvent maintenant dans diverses collections d’art dans le monde entier et se négocient à un prix élevé, à l’exception toutefois de quelques-unes qui explosèrent probablement à cause de la corrosion de la boîte et de la pression du gaz… Depuis sa création, cette série a été disséminée dans le monde entier. Aujourd’hui, la valeur d’une boîte est d’environ 127 000€.

complex-pie
Ce chef-d’œuvre nommé Complex Pie par l’artiste Paul McCarthy est un énorme excrément gonflable de 12 m formé de 6 modules, qui a été exposé à Hong Kong en 2013.

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Biennale d’Art Contemporain de Lyon 2011

La XIe Biennale d’art contemporain de Lyon a lieu du 15 septembre au 31 décembre 2011 et a pour titre « Une terrible beauté est née » Conçue par la commissaire argentine Victoria Noorthoorn, elle rassemble 78 artistes du monde entier, venus principalement d’Europe, d’Afrique et d’Amérique latine, dont les œuvres sont exposées sur 13 000 m² dans quatre lieux : La Sucrière, la Fondation Bullukian, le Musée d’art contemporain de Lyon et l’Usine T.A.S.E. La Biennale de Lyon est accompagnée de deux plateformes, Veduta et Résonance (plus de 100 institutions publiques), galeries privées qui entrent véritablement en résonance avec la biennale et organisent  spectacles, expos, concerts et débats.

Depuis 2003 la Sucrière est véritablement le cœur du réacteur de la biennale, il s’agit d’une ancienne usine de sucre, utilisée comme entrepôt jusque dans les années 1990, et aujourd’hui transformée en lieu d’exposition. Parmi les autres sites le Musée d’art contemporain de Lyon et deux sites mineurs, la Fondation Bullukian place Bellecour et les anciennes usines T.A.S.E à Vaulx-en-Velin qui selon nous peuvent être évités. J’estime que nous avons droit à un bon cru 2011, tant par la qualité des artistes représentés que par l’organisation, la lecture de la biennale est simple, surtout sur le parcours du Musée d’art contemporain. La commissaire a été touchée par la perplexité à la lecture du poème de Butler Yeats qui face à son propre présent, écrit le poème Pâques en 1916 dont le célèbre vers « Une terrible beauté est née ».

Veduta a pour objectif  que l’art aille vers la rue, il n’en fallait pas plus pour que j’esquive temporairement les sites de Veduta pour aller véritablement à la rencontre de l’art de la rue. Le Street Art lyonnais  extraordinairement dynamique et impressionnant en particulier Popek qui avec son groupe mériteraient largement de ce voir confier un grand mur blanc à l’intérieur de la Sucrière ou au MOCA. Le Street art est en plein essor,  quand verrons-nous un galeriste audacieux prêt à défendre cet artiste ?

DocksArtFair créé en 2007 par les galeristes lyonnais Olivier et Patricia Houg, est certainement l’une des seules foire internationale d’art contemporain se tenant de façon bi-annuelle. Très attachée par ses dates et ses lieux avec la Biennale d’Art Contemporain de Lyon, elle se déroule toujours pendant la semaine inaugurale de la biennale. Environ 40 galeries internationales annoncées. Les stands, tous de même superficie (30m2) présentent chacun une exposition monographique.  Julien Berthier est le récipiendaire du prix Mont Blanc lors de cette édition.

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Conversation avec Pierre Bergé

Pierre Bergé

Pierre Bergé est un nom étroitement lié à celui de Yves Saint Laurent, dont il a créé la maison de couture et assuré la gestion de cette maison pendant plus de quarante années.  Chef d’entreprises – il fut également directeur de théâtre, président de l’Opéra national de Paris, fondateur des revues Globe, Courrier international et Têtu, et aujourd’hui président du Conseil de Surveillance du groupe Le Monde. On peut véritablement dire qu’il a sauvé le monde…

Pierre Bergé est aussi un homme engagé, créateur du Sidaction, mécène de nombreux chantiers de restauration et d’expositions. C’est une personnalité aux talents multiples, d’une culture exceptionnelle, passionné d’art et écrivain,  qui fut l’intime d’un immense créateur de mode dont il sut accompagner le génie et assurer le déploiement artistique.

– Il préparait la bataille, je m’occupais des munitions, des vivres et des troupes.

– La mode n’est pas un art, mais elle a besoin d’un artiste pour qu’elle existe.

– Collectionneur… un objet, deux une paire, à partir de trois c’est une collection.

– Notre premier achat une sculpture de Brancusi, après nous devions rester à un certain niveau.

– L’entreprise n’est pas faite que de produits, mais de gens qui font ces produits.

– Les livres, lors de mes années de coursier-libraire, j’ai été contaminé par le virus de la bibliophilie.

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